Site officiel de l'Amicale de Mauthausen - déportés, familles et amis
ACTUALITÉS

SIMONE VEIL (1927-2017)

Le courage, la dignité et la stature de Simone Veil sont reconnus de tous.
Nous nous joignons à l’hommage national qui lui est rendu.
Dans les panégyriques qui lui ont été consacrés, a été longuement évoqué le sort de ses proches, victimes comme elle de l’entreprise génocidaire nazie. Il a moins été fait mention de sa sœur aînée, Denise, résistante déportée à Ravensbrück et Mauthausen, décédée en 2013.

cf. la nécrologie de Denise Vernay parue dans le bulletin n° 332 – avril 2013, p. 18



BOIX, DE BARCELONE AU CIMETIÈRE DU PÈRE-LACHAISE… 14 août 1920 - 16 juin 2017


Francisco Boix et "sa" Leica

Douze ans d'un parcours opiniâtre et courageux – et empli d'embûches – mené par Pierrette Saez et Rosita Sterquel, respectivement vice-présidente et secrétaire générale de l'Amicale, leur ont permis de mener à bien le projet de transfert des restes de Francisco Boix du cimetière parisien de Thiais au cimetière du Père-Lachaise et, ainsi, la pérennisation de la sépulture de celui qui, avec un petit groupe de camarades républicains espagnols, ont contribué au péril de leur vie, à cacher puis à faire sortir du camp des photos prises par des S.S.

Cité comme témoin au procès de Nuremberg en janvier 1946 pour y présenter ces photos et les commenter, Francisco Boix était né en 1920 à Barcelone. Il s'est éteint à l'âge de 31 ans à Paris en 1951.

La préservation de ce fonds photographique exceptionnel dit « photos SS » constitue le cœur de l’exposition La part visible des camps.

[…] " Écouter un témoin fait de vous un témoin. " a dit Élie Wiesel. Commencer de vivre avec un témoin de l’univers concentrationnaire fait de vous un témoin abasourdi. Cette sensation, malaisément communicable, peut survenir à force d’observer le ramassage méticuleux par la main du père, en fin de repas, des miettes de pain abandonnées sur la toile cirée. Comment faire respirer par des mots ce petit rien en apparence ? Ce fragment de vie, enseveli dans les tréfonds de la mémoire, n’aurait pas ressurgi sans la frénésie de l’accolade entre Jean Gavard, le Français de Bordeaux, et José Ayxendri, le Catalan de Tarragone, mon parrain, au motif qu’à Gusen, l’un des camps de l’ensemble concentrationnaire de Mauthausen, José avait donné à Jean une pomme de terre qu’il avait volée aux nazis.
C’était en mai 2000. Ils se retrouvaient sur les lieux de leur calvaire. "
Mon camarade espagnol !, mon camarade José ! " hoquetait Jean Gavard. Comme Francesc Boix, Jean, José, et tous leurs compagnons, demeurent dans ce à quoi nous appartenons irrémissiblement : l’obsession des Absents. […]

extrait du discours de Llibert Tarragó

[…] Au long des années durant lesquelles l’Amicale de Mauthausen a porté la volonté de sauvegarder une sépulture de Francisco Boix, dans l’énergie même que cette action requérait, nous n’avons pas négligé de nous poser des questions sur cette énigme : pourquoi s’obstiner ? n’est-il pas déraisonnable de lutter ainsi contre le temps ?
Ce cercueil contient les restes d’un homme, soixante-six ans après son inhumation. Il est aussi, à l’évidence, le réceptacle symbolique d’une histoire collective, encore brûlante et palpitante. Comment ferait-on abstraction de cet arrière-plan ? Il est impossible de déshistoriciser l’événement. Certes, nous avons rêvé que cette cérémonie soit moins humble et discrète que celle de 1951 ; nous n’avions pas tout à fait conscience du large écho qu’elle rencontrerait.
[…]

extrait du discours de Daniel Simon

[…] Affecté au laboratoire photographique du service d’identification du camp, Francesc Boix a joué un rôle déterminant dans la soustraction et la conservation de nombreux négatifs.
Il en prendra lui-même ensuite à la libération du camp.
Ces photographies constitueront après la guerre des témoignages majeurs sur l’horreur concentrationnaire, documentant les visites officielles, le travail exténuant des prisonniers, l’extermination de masse par différents moyens.
Elles contribueront à faire poursuivre les coupables et à établir la vérité aux yeux du monde, notamment lors des procès de Nuremberg et de Dachau.
En mettant des images sur l’indicible, des visages sur les victimes et leurs bourreaux, Francesc Boix s’est battu contre l’oubli de ces êtres broyés par la machine de mort la plus meurtrière de notre histoire, et contre l’oubli de ceux qui ont organisé et mené ce génocide.
[…]

extrait du discours d'Anne Hidalgo

Vous retrouverez dans la rubrique DOSSIERS un dossier sur Francisco Boix

BOIX, DE BARCELONE AU CIMETIÈRE DU PÈRE-LACHAISE…

avec certains éléments de son parcours, la genèse et le déroulement du projet mené pendant de longues années par l'Amicale et qui a abouti le 16 juin 2017 au transfert de ses restes au cimetière du Père-Lachaise lors d'une cérémonie dont vous retrouverez l'intégralité des discours de Llibert Tarragó, Daniel Simon et Anne Hidalgo, cérémonie suivie d'une réception à la mairie du 20ème arrondissement de Paris à l'occasion de la sortie de l'édition française du livre de Benito Bermejo, Le photographe de Mauthausen. L’histoire de Francisco Boix et des photos dérobées aux SS.

Et, bien sûr, à ne pas manquer, le bulletin n° 349 – juillet 2017 (à paraître) qui consacrera une large part à cet événement !



HOMMAGE À HENRI LEDROIT ET HENRI FARCY :
quand les nouvelles technologies viennent en appui du devoir de mémoire…



Le collège de Montfort sur Risle a organisé vendredi 12 mai dernier une inauguration d'une plaque à la mémoire d'Henri Ledroit et de Lucien Farcy, tous deux déportés à Mauthausen.

Henri Ledroit est venu plusieurs fois témoigner dans ce collège et il a accompagné les élèves sur le site de Mauthausen.
Lucien Farcy est né à Montfort sur Risle ; déporté à Mauthausen, il est mort gazé à Hartheim le 26 juillet 1944.

Le prochain bulletin fera un compte rendu complet de cette cérémonie.

Les élèves ont eu la bonne idée de mettre sur la plaque un flash-code qui permet d'accéder directement au site de l'Amicale.



DÉCÈS


Ernest Vinurel

Ernest VINUREL est mort mercredi 10 mai 2017.

Il aura été parmi nous, durant une vingtaine d’années, une figure atypique et un militant productif de la mémoire de Mauthausen. Son parcours nous est bien connu – grâce au récit exceptionnellement consistant qu’il a publié en 2003 et qui a trouvé une large diffusion : déporté juif d’Oradea (aujourd’hui en Roumanie) vers Birkenau, seul de sa famille à échapper au gazage, Ernest Vinurel est envoyé à Mauthausen, transféré à Melk, évacué vers le camp des tentes à Mauthausen, libéré à Gunskirchen.

Authentique travailleur intellectuel, Ernest Vinurel nous a livré des traductions de livres entiers des historiens autrichiens de Mauthausen (Marsalek, Freund, Perz) et a su nourrir le récit de son vécu concentrationnaire des perspectives ouvertes par ces lectures.

Ces interrogations exigeantes irriguèrent aussi les échanges approfondis qu’Ernest Vinurel noua avec Pierre Saint Macary, l’officier issu de Saint-Cyr s’exaltant que les circonstances aient mis sur sa route un humble juif des Carpathes. Ernest Vinurel a élargi sciemment notre horizon – en choisissant de s’impliquer aux côtés des déportés français de Mauthausen, tandis que, par ailleurs, il incarnait exactement la shoah. C’est au contact des détenus français de Melk qu’il fit le choix de la France, sachant clairement laquelle et pourquoi, cultivant son attachement philosophique et culturel pour notre pays.
Sur la proposition du président Saint Macary, Ernest Vinurel est devenu vice-président de l’Amicale – seul titre qu’il porta jamais, lui qui refusa qu’on présente pour lui une demande de Légion d’honneur.

Nous avons mesuré la puissance exceptionnelle de ses échanges avec les jeunes, sur les sites des camps ou dans les établissements scolaires, déployant la rude éloquence de sa parole et d’une pensée sans compromis.
Juif athée, polyglotte aux vies multiples et aux engagements sans nuances, il avait noué avec tel et tel d’entre nous des relations intenses et sans fard, de celles qui fondent les liens hors du commun, capables de résister à des désaccords avoués ou contournés, au bord d’escarpements arides.
Le frère humain qu’il fut parmi nous, à la fois confiant et secret, laisse à chacun la fierté de l’avoir connu.

Les obsèques d'Ernest ont eu lieu le 17 mai 2017 au crématorium de Montfermeil.

Daniel Simon


À LIRE

Comme annoncé dans le bulletin n° 347 de janvier 2017, retrouvez les analyses, signées Sylvie Ledizet et Daniel Simon et remises à chaque choriste, des deux chants :

◊ le Chant des marais
le Chant d’espoir des bagnards de Mauthausen

interprétés par la Chorale gourmande de BAYEUX lors du 46e congrès de l'Amicale qui s'est réuni en novembre dernier.

rubrique PARTICIPER | sous-rubrique L'AMICALE
CHANT D'ESPOIR ou CHANT DES MARAIS



APRÈS LE MASSACRE DE NICE...

... message adressé le 15 juillet à l’Amicale par Guy DOCKENDORF, président du Comité international de Mauthausen.

Chers amis,

Simplement pour vous dire que nous sommes en pensée et avec notre cœur avec vous. Ne nous laissons pas abattre par la violence inouïe de quelques fanatiques.

Les mots d’Antoine Leiris, Vous n’aurez pas ma haine, me semblent encore plus nécessaires qu’après les massacres parisiens du 13 novembre dernier :

Vous avez volé la vie d’un être d’exception, l’amour de ma vie, la mère de mon fils, mais vous n’aurez pas ma haine. Je ne sais pas qui vous êtes et je ne veux pas le savoir, vous êtes des âmes mortes. Si ce Dieu pour lequel vous tuez aveuglément nous a faits à son image, chaque balle dans le corps de ma femme aura été une blessure dans son cœur.
Alors non, je ne vous ferai pas ce cadeau de vous haïr. Vous l’avez bien cherché pourtant, mais répondre à la haine par la colère ce serait céder à la même ignorance qui a fait de vous ce que vous êtes. Vous voulez que j’ai peur, que je regarde mes concitoyens avec un oeil méfiant, que je sacrifie ma liberté pour la sécurité. Perdu.

Guy DOCKENDORF, Luxembourg



FRANCO : SOUTIEN DU BUREAU DE L'AMICALE À L'ACTION DE JEAN OCANA

Paris, le 8 mai 2016

Le Bureau de l’Amicale nationale de Mauthausen exprime son soutien sans réserves à la requête déposée par Jean Ocana afin que le général espagnol Francisco Franco soit exclu de la liste des personnalités ayant été accueillies dans l’Ordre de la Légion d’honneur.
Général putschiste puis dictateur sanguinaire installé avec le soutien de l’Italie fasciste et de l’Allemagne nazie, Franco décida, en juillet 1940, en concertation avec Hitler et Pétain, la spoliation des républicains espagnols, réfugiés en France et qui avaient repris les armes sous uniforme français, du statut de prisonnier de guerre. Sous celui, infamant, d’apatrides, ils furent rapidement extraits des Stalag pour être conduits au camp de concentration nazi de Mauthausen où, pour la grande majorité d’entre eux, ils furent assassinés. Dans la longue liste des crimes commis, jusqu’à son terme, par le régime franquiste, celui-ci est pour nous hautement symbolique. Les familles des déportés morts resteront, de même que les survivants, persécutés et indésirables en Espagne.
Aujourd’hui, les plus hautes instances de notre République rendent hommage aux combattants républicains espagnols, dont quelques-uns ont reçu, en reconnaissance des combats légitimes et valeureux qu’ils ont menés, la Légion d’honneur. En Espagne, le combat des forces démocratiques demeure nécessaire pour que soient honorées les victimes du franquisme et que s’impose la « récupération de la mémoire historique », qui refuse de penser que le temps égalise les destins et les mérites. Il serait incompréhensible qu’en France une distinction symbolique aussi prestigieuse que la Légion d’honneur crée, en oubliant le nom de Franco sur ses listes, la confusion et l’ambiguïté.
L’Amicale de Mauthausen veut croire que sera entendue la démarche engagée contre un personnage indigne d’un honneur devenu, de longue date, illégitime.

Pour le Bureau, le président, Daniel SIMON

–

LÉGION D’HONNEUR À FRANCO

Le général espagnol Franco fut nommé Officier puis Commandeur dans l’ordre de la Légion d’Honneur en 1930, par décision du maréchal Pétain, au nom de leur amitié. Une amitié née de leur collaboration en 1925-1926 au Maroc espagnol pour massacrer les insurgés du Rif à coups de gaz moutarde.
Franco fut un militaire putschiste qui n’a pas hésité à faire massacrer des milliers d’opposants républicains pendant la Guerre civile espagnole (1936-39), avant d’opprimer son peuple pendant une longue dictature (1939-75) et rendu apatrides les 500.000 exilés. Le franquisme et son chef ont été unanimement condamnés par la communauté internationale et récemment par le Comité des Droits Humains des Nations Unies qui a exigé que soit abrogée la Loi d’Amnistie de 1977. L’Espagne est le pays au monde, après le Cambodge, où il y a le plus grand pourcentage de personnes disparues pour motifs politiques et dont les corps n’ont pas été retrouvés. Il y a eu tant de crimes contre l’humanité sous la responsabilité de Franco et leur dimension telle que de nombreux historiens de réputation internationale et la Convention de l’ONU l’ont définie comme génocide (intention de la destruction partielle d’un groupe national, ethnique, moral ou religieux).
Après avoir adressé ma demande de retrait de cette haute distinction, le Secrétariat d’Etat aux Anciens Combattants et à la Mémoire répond que cette requête sortait du champ de ses attributions et qu’il fallait la présenter à Monsieur le Président de la République, Grand Maître de tous les Ordres, démarche que j’ai aussitôt entreprise.
En mai 2010, un décret stipule que la Légion d’Honneur peut être retirée à un étranger. Il suffirait d’ajouter au règlement de l’Ordre un article qui stipulerait :
« de la retirer à titre posthume lorsqu’il y a eu crimes contre l’humanité, imprescriptibles et unanimement condamnés » (ce qui est le cas par l’ONU et l’EUROPE, instances dont fait partie la France). Aujourd’hui il s’agit d’aboutir à une décision favorable qui, par son caractère protocolaire, ne nécessite pas une lecture stricte du règlement mais plutôt une volonté politique.
Cette initiative est soutenue par de nombreuses associations qui représentent à ce jour plus de 5.000 adhésions, par un ancien vice-président du gouvernement espagnol, par des Sénateurs et surtout celle, inestimable, de notre Amicale, dont je tiens à remercier vivement Daniel Simon notre Président et son bureau.
Nous faisons confiance en notre Président de la République pour qu’il mette fin à une injustice. Comment accepter que le nom d’un dictateur sanguinaire puisse figurer parmi nos déportés, nos héros dont certains morts pour défendre notre liberté, notre démocratie, notre République, principes haïs et combattus par Franco ? Imaginons le même cas d’espèce lors de l’amitié entre Pétain et Hitler. Je n’ai aucun doute que le monde combattant, au lendemain de la victoire de 1945, se serait soulevé pour considérer comme nul et non avenu un article du règlement de la Chancellerie qui depuis la Révolution française consiste à interdire de recourir à des procédures s’apparentant à l’organisation de procès post-mortem.

Jean OCANA – fils de déporté à Mauthausen
Ancien Consul Honoraire d’Espagne – Croix de Combattant Algérie


VOJTĔCH JASNÝ, J'AI SURVÉCU À MA MORT

Le film de Vojtěch Jasný, J’ai survécu à ma mort (Tchécoslovaquie, 1960), édité en format DVD à l’initiative de l’Amicale par Mille et Une Productions, accompagné d’un livret de présentation de 30 pages (conçu et rédigé par Daniel Simon), est disponible depuis le début avril, au prix de 23 €. On peut aussi le trouver ou le commander à l’Amicale de Mauthausen (tarif spécial pour les membres de l'Amicale).
Voir ci-contre, rubrique LIBRAIRIE.

La presse s’est largement fait l’écho de la parution du DVD, se montrant d’abord étonnée que pareil film soit totalement inconnu aujourd’hui. La plupart des critiques soulignent l’incontestable intérêt du film de Jasný.

>> florilège de critiques



MÉMOIRES EUROPÉENNES DES CAMPS NAZIS

Le web-documentaire

Mémoires européennes des camps nazis

projet produit par Canopé (1), réalisé par Bernard Obermosser et Jean-Louis Roussel, et dont l'Amicale de Mauthausen était partenaire (cf. bulletin n° 342), est en ligne depuis le 20 novembre 2015.


(1) Placé sous tutelle du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le réseau Canopé édite des ressources pédagogiques transmédias (imprimées, numériques, mobiles, TV), répondant aux besoins de la communauté éducative. Acteur majeur de la refondation de l’école, il conjugue innovation et pédagogie pour faire entrer l’École dans l’ère du numérique.

 

 

 

 
LE TROISIÈME MONUMENT

Le site du Troisième Monument fonctionne de nouveau.

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nous vous invitons à contacter le secrétariat de l’Amicale

 

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CALENDRIER

cérémonies de la libération
des camps du Loibl / Ljubelj,
10 juin 2017

transfert des restes de
Francisco Boix
au Père-Lachaise,
16 juin 2017

 


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n° 348 (avril 2017)

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à noter :
les bulletins 2016
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Vojtěch JASNÝ
J'ai survécu à ma mort
Amicale de Mauthausen /
Mille et Une Productions, 2016


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Christian TESSIER / Daphné DEDET
Du Loibl-Pass à la Brigade Liberté
La Clé du Chemin, 2015


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Henri LEDROIT
La graisse mais pas les os
Éditions de l'Écluse, 2014


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