Adeline Lee, Les Français de Mauthausen

Dans son introduction, l’historienne justifie le cadrage de sa recherche de doctorat sur le camp de Mauthausen : Pourquoi Mauthausen ? L’ouverture en août 1938, en Autriche, juste après l’Anschluβ de ce qui allait prendre l’aspect d’une forteresse granitique – seule de ce type dans la géographie des camps – sur la rive gauche du Danube, à une vingtaine de kilomètres en aval de Linz, marque la première étape du réseau concentrationnaire nazi dans les territoires annexés par le Reich allemand. Il s’agit indubitablement d’une circonstance historique importante – elle instaure du même coup la prédation internationale du système concentrationnaire nazi, ce dernier devenant immédiatement un outil majeur de la répression exercée au sein des peuples conquis. Mais l’événement a constitué, dans la démarche dont rend compte ce livre, une coïncidence à forte valeur symbolique, pas davantage.

Le choix de Mauthausen dans mes recherches a été déterminé par la place particulière que ce camp occupe dans le système concentrationnaire nazi. La classification des camps, élaborée par Heydrich dans un texte du 2 janvier 1941, en fait le seul KL destiné à recevoir des détenus placés dans la catégorie III, et par là même une pièce maîtresse du système répressif nazi. L’évaluation du degré de dangerosité des détenus pour l’état allemand aboutissait à leur classement dans l’une des trois catégories de Schutzhaft (détention de protection), permettant l’internement en KL sans jugement préalable. Les Schutzhäftlinge III, considérés comme « non rééducables » aux yeux des nazis, devaient être envoyés vers le seul camp de cette catégorie, Mauthausen. Si les témoins, qu’ils aient été ou non déportés à Mauthausen en raison de son statut de camp III, font état de cet aspect essentiel, les historiens mentionnent également ce statut particulier, s’empressant généralement d’ajouter que cette classification n’eut pas d’application concrète, s’appuyant sur une « réalité concentrationnaire » dont il n’est pourtant nullement question dans le décret Heydrich. Cette lecture à rebours occulte l’aspect fondamental du texte, qui mentionne que la classification se fait non en fonction des conditions de détention au sein du KL auquel on destine le détenu mais en fonction de sa « personnalité », et l’étude des processus de déportation depuis la France occupée vers Mauthausen que nous allons mener vient d’ailleurs contredire l’idée d’un décret resté lettre morte. Cet aspect – mais ce n’est pas le seul – met en exergue l’intérêt d’associer l’étude des politiques répressives, des processus de déportation et des parcours concentrationnaires. La classification des KL, pour essentielle qu’elle soit, ne constitue pas pour autant le cadre en vertu duquel la majorité des Français sont envoyés vers le camp autrichien.

Aux côtés de la fonction politico-pénale des camps, constituant la vision dominante au sein du RSHA, et en premier lieu de son chef Reinhard Heydrich, la perception des KL comme un vivier de main-d’œuvre corvéable à merci qui était celle du SS-Gruppenführer Oswald Pohl, chef du SS-WVHA, ne cessa d’étendre son emprise au sein de la Reichsleitung-SS à mesure de l’enlisement des troupes de la Wehrmacht sur le front russe. Si cette deuxième fonction explique pourquoi d’autres que des détenus considérés comme particulièrement dangereux furent dirigés vers Mauthausen, ce fait ne doit pas pour autant occulter la première fonction de camp de catégorie III qui, bien que ne constituant pas le facteur explicatif de l’entrée de la majorité des détenus, n’en demeure pas moins significativement présente jusque dans les derniers mois de la guerre.

À cette spécificité de Mauthausen, à son rôle en particulier dans l’économie de guerre du Reich, étudié par Michel Fabréguet, s’ajoute une troisième caractéristique, géographique cette fois, qui en fait un lieu privilégié pour l’évacuation de détenus durant les derniers mois de la guerre. Sa localisation, qui le place un temps hors de portée des bombardements ennemis et en fait le camp le plus éloigné des fronts, explique le choix d’y évacuer nombre de détenus, essentiellement en 1945.

Ce sont ces trois caractéristiques, lesquelles s’interpénètrent fréquemment, qui font de Mauthausen un camp à part au sein du système et justifient le choix d’en faire un objet d’étude.

ANNULATIONS POUR CAUSE DE SITUATION SANITAIRE

Le Conseil d’administration de l’Amicale de Mauthausen, réuni le 19 septembre, a constaté l’impossibilité de maintenir les deux rendez-vous suivants :
• du 24 au 28 octobre, le voyage à Mauthausen et sur plusieurs sites du camp.
• les 21 et 22 novembre, le congrès que l’Amicale devait tenir à Lyon. De son côté, le Comité international de Mauthausen a annulé sa venue à Lyon aux mêmes dates.

L’Union des associations de mémoire des camps nazis a décidé, le 5 octobre, d’annuler cette année ses contributions aux Rendez-vous de l’Histoire de Blois : la Table ronde, qui devait se tenir le 9, et la participation au Salon du livre, sur la durée de l’événement.

LE CAMP DE JUDES, À SEPTFONDS (TARN-ET-GARONNE)

Dans la paisible campagne du Quercy caussadais, à une trentaine de kilomètres au nord-est de Montauban, le petit village de Septfonds, autrefois célèbre pour ses fabriques de chapeaux, a mis en pratique le devoir de mémoire en rappelant l’existence, sur sa commune, d’un lieu tristement célèbre, des années 1938 à 1945, le Camp de Judes.

La création de ce camp date du 27 février 1939 : la guerre civile en Espagne se termine avec la déroute des Républicains devant l’armée de Franco, par la prise de Barcelone. Depuis 1936, fuyant devant les Franquistes, des Espagnols avaient déjà passé la frontière pour se réfugier en France. Mais la chute de la capitale catalane, le 26 janvier 1939, entraîne un véritable exode : près de 500.000 personnes, militaires et surtout civils, franchissent les Pyrénées. C’est la Retirada. Le passage de la frontière se fait dans des conditions particulièrement pénibles : les populations sont affaiblies par trois ans de combats et de privations, les cols sont enneigés, l’aviation franquiste bombarde les réfugiés sur les routes catalanes. Civils et militaires sont le plus souvent partis précipitamment, avec peu d’affaires, et ils arrivent en France dans le dénuement le plus complet.

En France, le 28 janvier, le gouvernement Daladier décide d’ouvrir la frontière aux civils et le 5 février aux militaires. Pour héberger tous ces réfugiés, des camps sont bâtis à la hâte à Argelès-sur-Mer (87.000 personnes en mars 1939), au Barcarès, à Saint-Cyprien, sur le sable des plages, par les réfugiés eux-mêmes. Ces camps, que les autorités françaises appellent des « camps de concentration », pour les différencier des camps pénitentiaires, n’offrent que des conditions précaires de survie. Face à leur surpeuplement, d’autres camps sont ouverts au Vernet d’Ariège, à Septfonds, à Rieucros, à Gurs, à Bram et à Agde.

Le 20 mars 1939, 16.000 Espagnols sont internés à Septfonds. Ils sont arrivés à la petite gare de Borredon, pour éviter qu’ils ne traversent à pied la ville de Caussade. Quelques-uns d’entre aux acceptent d’être rapatriés en Espagne ; d’autres émigrent au Mexique. En avril 1939, le gouvernement français crée les Compagnies de Travailleurs Étrangers : des milliers d’Espagnols, des hommes de 20 à 48 ans, participent à des travaux d’intérêt public. D’autres aident aux travaux agricoles, pour remplacer les Français mobilisés à partir du 1er septembre 1939, début de la deuxième guerre mondiale. Il leur est aussi proposé de s’engager dans la Légion Étrangère ou dans les Régiments de Marche des Volontaires Étrangers… C’est au recrutement pour ces régiments qu’une partie du camp est destiné : environ 800 réfugiés de l’armée de l’air polonaise y sont instruits, avant de rejoindre Lyon-Bron, pas encore envahi par les Allemands.

Après la signature de l’Armistice et jusqu’à l’été 1942, le camp de Judes devient un Centre de triage et d’hébergement pour les étrangers en surnombre, puis un Centre de rassemblement pour individus dangereux. Le 24 août 1942, 84 internés juifs sont embarqués dans un wagon à destination d’Auschwitz, via Drancy. Il en est de même dans la nuit du 2 au 3 septembre, pour 211 Juifs. En mars 1943, on ne compte plus que 70 Israélites dans le camp, au sein d’un Groupe de Travailleurs Étrangers qui subsiste jusqu’à la Libération.

Après la Libération, le camp de Judes est utilisé pour l’internement de Français accusés de collaboration avec les Allemands.

Il est définitivement fermé en mai 1945.

Aujourd’hui, plus de quatre-vingts ans après la Retirada, de nombreux Espagnols, anciens réfugiés, sont toujours installés dans les régions françaises, notamment dans le Sud-Ouest. Leurs enfants et petits-enfants se chargent d’entretenir la mémoire de ceux qui, à leurs yeux, ont lutté jusqu’à la mort pour un idéal humaniste.

L’association La Mounière – Maison des Mémoires de Septfonds – septfonds-la-mouniere.com – a pris en charge l’édification d’un lieu du souvenir, situé à Lalande. Le camp a été démoli et une exploitation agricole s’y est installée, créant une polémique en 2018, lors de l’extension d’une porcherie industrielle.

La visite s’organise autour du réservoir d’eau potable, seul témoin de l’existence du camp, classé monument historique. Un très intéressant tableau chronologique permet de suivre l’évolution du camp en rapport avec le déroulement de la deuxième guerre mondiale. Un monument en granit a été érigé,

À la mémoire de tous les internés et déportés,
Armée républicaine espagnole,
Armée polonaise,
Internés politiques,
Internés et déportés juifs,
Hommes, Femmes et Enfants,
Que le souvenir demeure à jamais,
Passant, n’oublie pas.

Une photo et un plan d’époque, ainsi que d’autres documents sont exposés dans une baraque en provenance du camp. C’est ainsi que figure une liste de neuf Espagnols déportés au début de 1941 à Mauthausen, puis à Gusen :


>> liste de neuf Espagnols déportés à Mauthausen et décédés à Gusen

Des lieux en relation avec le camp de Judes ont été identifiés dans le territoire de la commune de Septfonds. Parmi ceux-ci, se trouve le très émouvant cimetière espagnol, situé au sud de la commune, à plusieurs kilomètres du camp. Réhabilité en 1978 par Cesareo Bustos, réfugié espagnol revenu de Mauthausen, il est parfaitement entretenu. Le visiteur est accueilli par un poème de Rafael Alberti, en espagnol et en français. Une allée d’arbres mène à une colonne monumentale, derrière laquelle sont alignées 81 tombes de soldats républicains, décédés au camp de Judes ou dans l’hôpital qui avait été aménagé dans le bourg.


Le cimetière des Espagnols à Septfonds

Jean-Pierre Volatron, août 2020

Sources :
Souvenirs familiaux
fr.wikipedia.org/wiki/Camp_de_Septfonds

Et on n’oublie pas : « LE CORPS DU DÉPORTÉ, ICÔNE TRAGIQUE DU XXe SIÈCLE »

Agnès Triebel (Buchenwald) et Daniel Simon (Mauthausen), concepteurs de la journée, ont accueilli 12 contributeurs, militants de nos associations ou historiens d’art. On lira dans le prochain bulletin de l’Amicale (à paraître courant janvier) un compte-rendu assez précis du tour d’horizon effectué – auquel naturellement il manque les représentations visuelles présentées et analysées, de même que les fragments de représentations textuelles, puisés dans des récits d’écrivains déportés ou non et qui ont entrecoupé les analyses.

Vous trouverez dès à présent sur Vimeo un ensemble de vidéos chapitrées du déroulé de la journée, dont le montage a été réalisé par Bernard Obermosser.
Pour y accéder, un mot de passe vous sera demandé : vous l’obtiendrez en téléphonant à l’Amicale de Mauthausen (01.43.26.54.51).

Première partie : Visées

1.2 Les monuments de la déportation au Père-Lachaise (Yvonne Cossu)
1.3 Les monuments de Fritz Cremer (Dominique Durand)
1.4 Les monuments de Mauthausen (Daniel Simon)
1.5 Le premier répertoire des représentations (Caroline Ulmann)
1.6 Le monument du Vel’d’Hiv (Agnès Triebel)

Deuxième partie : Images à vif

2.1 Les dessins de Thomas Geve (Agnès Triebel)
2.2 Les dessins de Jeannette L’Herminier (Aurélie Cousin)
2.3 Les médailles clandestines de Buchenwald (Gisèle Provost)
2.4 Les dessins de Walter Spitzer (Agnès Triebel)

Troisième partie : Gestes d’artistes

3.1 Dans l’atelier de Walter Spitzer : le film
3.2 Ceija Stojka : vers une disparition, vers une absence (Sylvie Ledizet)
3.3 Les images intérieures d’Edith Kiss (Marie Janot)
3.4 Représentations et cheminements de la mémoire :
Zoran Mušič, Miklos Bokor, Jean-Marc Cerino
(Anne Bernou)

LE TROISIÈME MONUMENT

  • ◊ Après le premier monument – le monument français de Mauthausen –, le premier construit en Autriche (1949) sur l’une des terrasses où se trouvait le cantonnement SS et dont l’ensemble sont aujourd’hui occupées par l’ensemble des monuments nationaux ;
  • ◊ cinquante ans après le deuxième monument, celui du cimetière du Père-Lachaise à Paris construit en 1958 ;
  • ◊ le troisième monument est un monument immatériel ; pour autant, ce site Internet constitue un authentique mémorial ainsi qu’un outil de recherche sur les Françaises et Français déportés à Mauthausen :
    – 9.500 fiches individuelles de déportés,
    – de nombreux articles d’historiens sur les convois et Kommandos,
    – et bien d’autres à venir.

>> Pour toute précision ou demande d’information,
nous vous invitons à contacter le secrétariat de l’Amicale

bulletin n°355

| JANVIER 2019 |

  • À la une : Parmi les mille et une raisons de notre présence à Mauthausen, celles du 5 mai 2019 (lire p. 2 & 17) – Notre dernière publication : Anthologie. Témoignages de déportés français et espagnols au camp de Mauthausen (lire p. 25) – Nos rendez-vous
  • Éditorial : 2019 Daniel SIMON (p. 2)
  • Paris, 17 novembre Claude SIMON (p. 3)
  • Visite du Mémorial des Martyrs de la déportation, île de la Cité, ParisLeïla SIMON (p. 4)
  • L’assemblée générale (p. 4-5) :
    • rapport d’activité Caroline ULMANN (p. 5-7)
    • rapport moral Daniel SIMON (p. 7-10)
    • rapport financier Jacques LECOUTRE et Frédéric SCHOTT (p. 10-12)
    • une motion à diffuser largement : Mauthausen : non à la dénaturation des sites de mémoire (p. 13)
  • Activités internationales dans une situation politique difficile en Autriche et en Europe Daniel SIMON (p. 14-15)
  • Dans la presse autrichienneOskar WEIHS (p. 16)
  • Mai 2019 à Mauthausen et camps annexes : bulletin d’inscription (p. 17)
  • Nos trois rendez-vous du 16 mars – Loibl Pass, juin 2019 (p. 18)
  • Actualisation mensuelle du site de l’Amicale (p. 18)
  • Le voyage d’octobre Laurent MEYER et Chantal LAFAURIE (p.18-20)
  • Le regard d’une lauréate du CNRD, Camille SAADE, élève de 3ème au collège d’Uzerche (p. 20)
  • L’Amicale accueille à Mauthausen Daniel SIMON (p. 21)
  • Visite à Mauthausen et Hartheim d’une délégation du 1er bataillon de Saint-Cyr Colonel Thibaud THOMAS commandant le 1er bataillon de France (p. 21-22)
  • Georges Loustaunau-Lacau : lequel ? Daniel SIMON (p. 22-23)
  • À Ligny-en-Barrois (Meuse), le monument des déportés saccagé (p. 23)
  • Sépultures et mémoriaux (p. 24)
  • L’Interamicale aux journées de Blois 2018 (p. 24)
  • Événement : une nouvelle publication de l’Amicale : Anthologie. Témoignages de déportés français et espagnols au camp de Mauthausen – Sylvie LEDIZET et Laurent MEYER (p. 25)
  • Livres, film, expo (p. 26-29)
  • L’humanisme en question ? Daniel SIMON, après échanges avec Laurent MEYER (p. 30-31)
  • Procès tardifs Laurent MEYER (p. 32) :
    • Hans Werner H, un ancien gardien du camp de Mauthausen mis en accusation en Allemagne
    • Johann Rehbogen, un ancien garde SS du camp de Stutthof jugé à Munster
  • Mémoire du père Jacques (Lucien Bunel) (p. 32)
  • Dans la presse des associations (p. 32-33)
  • Mauthausen dans la presse espagnole Pierrette SAEZ (p. 33-34)
  • Carnet de l’Amicale Ildiko PUSZTAÏ (p. 35)
  • Histoires : Une bonne nouvelle Georges LOUSTAUNAU-LACAU, Chiens maudits. Souvenirs d’un rescapé des bagnes hitlériens (p. 36)

Des traces et des gestes, Mémoires européennes des camps nazis

Documentaire de 52 minutes de Bernard Obermosser et Jean-Louis Roussel,
une production de l’Amicale française de Mauthausen,
janvier 2018

Plus de 70 ans après leur libération, les sites des anciens camps nazis ne sont pas déserts : les visiteurs y sont nombreux, les rendez-vous commémoratifs sont empreints d’une étonnante énergie. Ce deuxième âge de la mémoire n’est pas réductible à une forme inattendue de tourisme.

Ce film, qui n’est pas un recueil de témoignages sur la déportation, propose d’entendre quelques acteurs de ces pratiques, parmi les plus impliqués. Décodant les rituels officiels et les pratiques inventives qui émergent, il s’attache à repérer les gestes sociaux, à formuler du sens. Contribuant certes au souvenir du passé, mais surtout observant le présent. Qu’on en ait clairement conscience ou non, les sites concentrationnaires nazis sont désormais inscrits dans l’espace culturel de notre continent.

L’observation porte principalement sur l’ancien camp de Mauthausen, en relation constante avec ce qui s’accomplit en d’autres lieux, Buchenwald, Ravensbrück, Natzweiler-Struthof, Auschwitz.

Vous pouvez également retrouver l’ensemble des précédentes vidéos de l’Amicale…
>> ICI

Bulletin n°347

JANVIER 2017

À la une : – À Bayeux, un congrès studieux et dense (lire p. 10-29) – Nos rendez-vous – Disparition de nos amis Jean Gavard, Jacques Henriet et Paul Le Caër (lire p. 3-10)

– Éditorial – Vœux Daniel SIMON (p. 2)

– Souscription pour la restauration du monument de Mauthausen au Père-Lachaise : bulletin (p. 2)

– Hommages funèbres (p. 3-10) :

• Jean Gavard, 5 novembre 2016, Fondation de la Résistance, Paris : intervention de Michelle ROUSSEAU-RAMBAUD, intervention de Daniel SIMON (p. 3-6)
• Jacques Henriet, 28 novembre 2016, Colombes :
intervention de Daniel SIMON (p. 6-7)
• Paul Le Caër, 2 décembre 2016, Tourgéville :
intervention de Daniel SIMON (p. 8-10)

– 46ème congrès (p. 10-29) :

• Assemblée générale extraordinaire (p. 11)
• Assemblée générale
(p. 11-22) :

o rapport d’activité (p. 11-16) o rapport financier (p. 17-19) o rapport moral (p. 19-21)o rapport de la commission Avenir (p. 22) o élection au conseil d’administration : Valérie Frelaut, Rose Rigon-Gouffault, Nathalie Robin, Claude Simon, Marianne Vinurel (p. 22)

• Déjeuner : portfolio (p. 23)
• Conférence d’Adeline LEE : le statut de camp III – le repli (p. 24-28)
• Sur les traces du débarquement
(p. 29)

– Écho du voyage d’octobre sur les sites autrichiens – Juliette LABROUSSE et Louise LAMICHE (p. 30)

– Francisco Boix – Rosita STERQUEL et Pierrette SAEZ (p. 31)

– Décoration : un rang protocolaire contestable pour une médaille légitime – Claude DUTEMS (p. 31)

– Voyage découverte : hauts-lieux de la mémoire du nazisme en Allemagne, 20-25 avril 2017 : programme – bulletin de participation (p. 31)

– Voyage de mémoire : 72ème anniversaire de la libération du camp de Mauthausen et ses camps annexes, 5-9 mai 2017 : bulletin de participation – Samedi 10 juin : cérémonies de la libération des camps du Loibl / Ljubelj (p. 32)

– L’Amicale était présente… (p. 33) :

• au cimetière de Montreuil (93), le 11 novembre, pour honorer la mémoire de Suzanne Djan
• à Orléans (45), le 1er décembre, à la Bourse du travail

– Table ronde à Blois : Littérature et histoire des camps – Sylvie LEDIZET (p. 33)

– Loibl-Pass, images retrouvées Alain LAVIGNE (p. 34)

– Chronique de l’expo – Danyèle REGERAT (p. 34)

– Livres, film, théâtre – Caroline ULMANN, Lou SIMON, Sylvie LEDIZET et Pierrette SAEZ (p. 35-37)

– Brèves politiques (p. 37) :

• Autriche. FPÖ : danger !
• « Appel du Mézenc », 1er novembre
• Radio Courtoisie ou Radio Paris ?

– J’ai lu pour vous – Marion BÉNECH, Claude DUTEMS et Pierrette SAEZ (p. 38-39)

– Carnet de l’Amicale –Ildiko PUSZTAÏ (p. 39)

– Histoires : ZIPF – Paul LE CAËR (p. 40)

Bulletin n°346

OCTOBRE 2016

À la une : Jean Gavard, mort le 4 août : Résister. Puis Transmettre, avec exigence, méthode et confiance. (lire p. 6) – Nos rendez-vous

– Éditorial Daniel SIMON (p. 2)

– 46ème congrès de l’Amicale à Bayeux : programme – bulletin de participation (p. 3)

– Loibl Pass 2016 :

• Quelques désagréables surprises Daphné DEDET et Christian TESSIER (p. 4)
• Au camp nord, le message de l’Amicale (extraits) Daniel SIMON (p. 4-5)
• La parole de Boris Pahor Sylvie LEDIZET (p. 5)
• Le camp du Loibl évoqué à Sainte-Marie aux MinesChristian TESSIER (p. 5)

– Fragments (p. 6) :

Résister : De Mauthausen à Mai 1968, Georges SÉGUY
365 jours de survie à Gusen I, Robert CHANUT

– Motion votée par le Comité international de Mauthausen (p. 6)

– Le nouveau « Gedenkdiener » de l’Amicale Max WINTERSPERGER (p. 6)

– « Memorial book » (p. 7) :

• Memorial book for the dead of the concentration camp of Mauthausen Patrice LAFAURIE
• Le BM.I publie un Livre des mortsDaniel SIMON

– André Bruyère, architecte humaniste, monument français de Mauthausen Jean-Louis ROUSSEL (p. 8)

– Montreuil-Bellay Patrice LAFAURIE (p. 9)

– La Légion d’honneur de Franco (suite) (p. 9)

– Disparitions : Robert Chanut – Katharina MADERSBACHER ; Jean Gavard, Georges Séguy, Henri HochmanDaniel SIMON (p. 10-11)

– Livres, musée, theâtre (p. 11-12)

– Chronique de l’expoDanyèle REGERAT (p. 12)

– Les apports de Serge Choumoff à la connaissance de MauthausenDaniel SIMON (p. 13)

– Irène MichineCaroline ULLMAN (p. 13)

– J’ai lu pour vous Marion BENECH, Emmanuelle DECLERCK, Claude DUTEMS et Pierrette SAEZ (p. 14-15)

– Carnet de l’Amicale Ildiko PUSZTAÏ (p. 15)

– Histoires : La gamelle du soldat mongol…Jean GAVARD (p. 16)

Bulletin n° 345

JUILLET 2016

À la une : Mai 2016 en Autriche : gravité et inquiétude (lire p. 8) – Nos rendez-vous – Adhérer à l’Amicale de Mauthausen

Éditorial Daniel SIMON (p. 2)

Gestes de mémoire (p. 3-4) :

le 5 mai à l’Arc de Triomphe Rosita STERQUEL
Journée de la déportationDaniel SIMON
Montfort-sur-Risle se souvient de Lucien Farcy, assassiné à Hartheim Bernard OBERMOSSER
Thérèse Adloff honorée en Lorraine
Patrice LAFAURIE
Groupe scolaire « Roger Gouffault » à Brive la GaillardeRosette RIGON-GOUFFAULT

Rénovation du Mémorial des Martyrs de la Déportation à Paris Laurent LAIDET (p. 5-6)

Rendez-vous de l’Histoire de Blois (p. 6)

Le général Franco, commandeur de la Légion d’Honneur ? (p. 6)

46ème congrès de l’Amicale à Bayeux (Calvados) – 18/20 novembre 2016 : programme – bulletin d’inscription (p. 7)

71ème anniversaire de la libération de Mauthausen :

Le groupe de l’Amicale – La cérémonie internationale – Gravité et inquiétude Chantal LAFAURIE et Daniel SIMON (p. 8)
Ebensee : les mots de Bernard MAINGOT à la cérémonie internationale (p. 8-9)
Steyr, 16 mai 2016 : la parole de l’Amicale (extraits) Daniel SIMON (p. 9-11)
Mauthausen : inhumation des cendres à la nécropole de l’ex-QuarantaineChantal LAFAURIE (p. 12)
Linz II, 13 mai 2016 : visite d’un des tunnels par les membres du C.I.M. (p. 12)

– Comité international de MauthausenJean-Louis ROUSSEL (p. 13)

– Une demande polonaiseAndreas BAUMGARTNER et Guy DOCKENDORF (p. 13)

– L’Autriche à Paris… Forum culturel autrichien Daniel SIMON (p. 14)

– En Autriche… Pierrette SAEZ (p. 14)

– Voyage de mémoire et d’étude en Autriche, 21-25 octobre 2016 : programme – bulletin d’inscription (p. 14)

– En Autriche… Un fils de réfugiés élu président de la République – Patrice LAFAURIE (p. 15)

– « Un altre Mauthausen ? » Sylvie LEDIZET et Pierrette SAEZ (p. 15-16)

– Disparitions : Madeleine Choumoff Daniel SIMON, Ilsen ABOUT, Michelle ROUSSEAU-RAMBAUD ; Mirjan Ohringer, représentante des Pays-Bas au C.I.M.Jean-Louis ROUSSEL (p. 16-18)

J’ai survécu à ma mort : la deuxième vie en France du film de Vojtěch Jasný a commencéDaniel SIMON ; l’analyse de Marie CHATARDOVA (p. 18-19)

– Le webdoc Mémoires européennes des camps à l’université de Rouen Sylvie LEDIZET (p. 19)

– Chronique de l’expoDanyèle REGERAT (p. 19-20)

– Voyage scolaire à Mauthausen organisé par la ville de Boulogne-BillancourtDaniel SIMON (p. 20)

– La mémoire de Floréal Barrier honorée à l’ambassade d’Allemagne (p. 20)

– Les restes de Francisco Boix accueillis bientôt au Père-Lachaise Pierrettte SAEZ (p. 20)

– Livre… : René Baumann, déporté NN, voué à disparaître Caroline ULMANN (p. 21)

– J’ai lu pour vous Marion BENECH, Emmanuelle DECLERCK, Claude DUTEMS et PIerrette SAEZ (p. 22-23)

– Carnet de l’AmicaleIldiko PUSZTAÏ (p. 23)

– À nos généreux donateurs Daniel SIMON (p. 23)

– Histoires : poèmes de Max Aub, camp de Djelfa (p. 24)