Pléïade : L’Espèce humaine et autres écrits des camps.

Édition publiée sous la direction de Dominique Moncond’huy, avec la collaboration de Michèle Rosellini et d’Henri Scepi. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1 696 p., sept. 2021. Préface par Henri Scepi.

Parmi les très nombreux écrits publiés depuis 1945 par les déportés rescapés, certains sont d’authentiques œuvres de littérature et ont à ce titre une importance majeure pour avoir inscrit dans la culture contemporaine, par le medium de l’œuvre d’art, le fait essentiel que fut le système concentrationnaire-exterminateur nazi, plus exactement l’agression sans égale qu’il a commise à l’encontre de l’humanité. Est-il encore des historiens – et quelques zélotes – attachés à tenir à distance le témoignage, du fait de son essence subjective ? Ce consternant malentendu a fait du rescapé rien de plus qu’un « témoin » : mot malheureux, insidieusement emprunté à la sphère judiciaire, qui suspecte et pourchasse les éventuels manquements à la « vérité », dépossédant les acteurs / victimes / héros (ces désignations sont inessentielles ici) de la maîtrise du « savoir-déporté », pour emprunter à Anne-Lise Stern cette trouvaille conceptuelle. Charlotte Delbo, bien avant Jorge Semprun, a vertement révoqué le soupçon par l’énoncé fameux placé en exergue du premier volume de la trilogie Auschwitz et après : « Aujourd’hui, je ne suis pas bien sûre que ce que j’ai écrit soit vrai. Je suis sûre que c’est véridique ».

Les éditions Gallimard accueillent dans la prestigieuse « Bibliothèque de la Pléiade » – à peu près inchangée depuis 1931, elle propose sur papier bible les grandes œuvres de la littérature  universelle ; cette parution en constitue le 660e opus – des textes écrits en français, dont quelques grands récits bien connus (de nous), publiés par des rescapés des camps nazis : David Rousset, L’univers concentrationnaire (1946), Robert Antelme, L’espèce humaine (1947), Elie Wiesel, La nuit (1958), Auschwitz et après de Charlotte Delbo (premier texte écrit peu après le retour, les trois publiés en 1970 et 1971), et l’un des quatre récits de Jorge Semprun qui traitent de son internement à Buchenwald, L’écriture ou la vie (1994). Le Pléiade contient aussi des œuvres d’une autre facture : un « article » de François Le Lionnais, La peinture à Dora (1946 dans la revue Confluences ; 1999 aux éditions L’échoppe) ; un court essai de Jean Cayrol, De la mort à la vie (1949, 1997), et le magistral « Commentaire » du film d’Alain Resnais Nuit et Brouillard (1955). Enfin, un « roman » (troué de poèmes) de Piotr Rawics, Le sang du ciel (1961), qui évoque les conditions de l’arrachement, vers un devenir hors champ, des juifs d’Ukraine, ou leur élimination sur place. Il faut saluer le fait que cet écrivain d’un seul livre ait trouvé place dans celui-ci, et souligner que seuls Cayrol et Le Lionnais avaient écrit et publié avant la déportation.

Tous ces textes sont disponibles en édition courante. Leur publication dans la Pléiade recouvre des intentions spécifiques : elle les place sous un même regard, en propose une édition  scientifique, les hausse (en français) au registre de l’universel. L’appareil critique est la principale raison d’être du livre : préface, introduction, chronologie et bibliographie générales, notices présentant chaque auteur et chaque texte, notes – soit le quart du volume total. Un Pléiade, a fortiori sur un tel corpus, n’invite pas à une lecture de plaisir.
Or, loin de graver dans le marbre un ensemble d’œuvres à valeur patrimoniale, ce livre soulève, parfois sans le vouloir, un grand nombre de questions intéressantes. Au modeste niveau d’une association de mémoire de camp, osons en poser quelques-unes.

Le premier étonnement est le titre sous lequel le corpus s’affiche : fallait-il commencer par anonymiser ces œuvres, considérer comme identifié l’auteur du récit-titre (Antelme), et placer d’office les autres dans l’ombre du celui-ci ? La deuxième interrogation est l’emploi, générique jusqu’au flou, du mot « camps ». Le qualificatif « nazis » eût été, nous semble-t-il, un ajout utile, d’autant que, parmi les universitaires spécialistes de la question, présents dans la bibliographie, certains ont étendu le champ d’enquête au goulag soviétique, Rousset lui-même ayant eu l’audace d’inviter les Français dès 1948 à faire de même – ceci étant, nous ne militons pas pour les amalgames, sauf précautions argumentées. Quant à la distinction en usage depuis plusieurs  décennies entre systèmes concentrationnaire et exterminateur nazis, elle a conduit aujourd’hui à nommer les lieux du second système des « centres de mise à mort », et non des camps, puisque la grande majorité des victimes n’y vécut pas le temps de l’internement. Les auteurs de ces textes furent détenus à Buchenwald, Dora, Dachau (via un Kommando), Auschwitz, Neuengamme, Ravensbrück, Mauthausen (et Gusen). Rawics fut déporté « politique » à Auschwitz, sa judéité n’ayant pas été repérée par ceux qui en Ukraine l’arrêtèrent, mais cette détention n’est pas l’objet (direct) de son livre. La compilation des textes égrène donc incidemment une liste de la plupart des principaux camps. Était-il possible de ne pas faire de différence – sauf, visiblement, dans les bibliographies, où le versant génocidaire du système semble prépondérant – entre les lieux que les uns et les autres subirent, alors que les juifs, y compris bien sûr dans les camps dits « de concentration », y sont morts plus vite que les autres ? Disparité de sorts et de vécus indéniablement, et quantités inégales de « témoins » ayant écrit. Rappelons que le nombre de déportés français « de répression » fut, au départ de France, sensiblement plus élevé que celui des déportés « de persécution ». Cette question ne semble pas avoir retenu l’attention, du moins rien ne l’indique. Signalons en passant une bourde surprenante, dans l’introduction générale de D. Moncond’huy (p. 47), qui fait de Pierre Daix un « déporté à Buchenwald »…

L’une des lignes de force soutenues par l’équipe éditoriale est de n’avoir retenu que les déportés ayant écrit en français. Est-ce pertinent, est-ce tenable ? L’argument avancé est le contexte d’écoute et d’écriture, « notamment politique, de chaque pays », et donc « le cadre spécifique de la littérature française, de ses traditions et de son évolution ». Cette réalité prévaut-elle sur le cosmopolitisme contraint que furent les camps, cette Babel infernale imposée par l’ordre SS ?
Le rapport à l’autre – les autres langues sont une face de l’invivable – hante tous les récits de rescapés. Les « solidarités », aussi ténues qu’elles aient été, ont triomphé de ces murs d’incompréhension et de haines construites ou exacerbées par le système, elles ont ainsi été le cœur dramaturgique des Serments prononcés à Buchenwald puis Mauthausen libérés, premiers messages lancés à la face du monde, qui clamèrent une conscience internationaliste – en 12 langues sur l’Appellplatz de Mauthausen, le 16 mai 1945. Est-il permis de douter que les cloisons des identités linguistiques aient été une exigence prédominante des survivants rapatriés – ou, comme Rawicz et tant d’autres, arrivant en France terre d’accueil ? Et d’ailleurs, les éditeurs ne se privent pas d’étayer leurs intentions par des références allogènes, qui attestent une évidence transnationale des enjeux. Et puis, placer hors champ Primo Levi ne pénalise-t-il pas le projet entrepris ? Pour s’en tenir à trois noms, nommons aussi Imre Kertesz et Boris Pahor : le premier reçut le Nobel ; du second, dont l’œuvre s’inscrit sur la frontière de trois ou quatre identités nationales et linguistiques (slovène, italien, allemand, français), le nom avait circulé pour la même distinction. Peter Kuon, qui fut professeur en langues romanes à l’université de Salzburg, a estimé éclairant, pour sa part, de lire les Italiens et les Français dans une démarche comparatiste. La réception faite en Italie à la première publication de Levi en 1946 fut-elle si éloignée du sort fait aux Français, qui tous bien sûr n’ont pas reçu, les premières années, l’accueil réservé à Rousset ou, dix ans plus tard, à Wiesel (porté par une préface de Mauriac). Vingt ans plus tard, André Lacaze vendit en quelques semaines 200 000 exemplaires de son « roman » qui raconte, à sa manière, Le tunnel du Loibl Pass (Mauthausen), absent de la bibliographie, probablement pas par ignorance : ceci éclaire plutôt le cœur des logiques du Pléiade, nous allons y venir.
La notoriété des uns ou des autres n’est assurément pas le critère qui fit retenir celui-ci et repousser celui-là. Il arrive cependant qu’elle ait un rôle : quel autre motif de mentionner, au moins dans la bibliographie, rubrique « Écrits de déportés » (où figurent trois rescapés de Mauthausen, outre Cayrol), Gilbert Debrise (Gilbert Dreyfus) et ignorer François Wetterwald ?
Voici l’affaire, qui mérite d’être rappelée ici. Les deux hommes eurent des vécus identiques de médecins au Revier de Mauthausen, puis à celui d’Ebensee. L’un et l’autre écrivirent dès leur retour. Debrise publia en 1945 Cimetières sans tombeaux (La Bibliothèque française), avec une préface d’Aragon. Il signale le texte de son camarade Wetterwald, que celui-ci n’avait « aucune intention de publier », aux Éditions de Minuit, qui l’accueillent « avec enthousiasme ». Le livre parut en 1946, à dix mille exemplaires, remarqué par la critique ; deux semaines plus tard, « les invendus furent mis en pilon », Aragon étant venu « reprocher véhémentement aux responsables d’avoir publié un livre sur la déportation qui ne disait mot des communistes ». Telle était l’époque. En 1991, l’auteur, « poussé par ses amis », fit reparaître « cet opuscule » (qu’il désignait en 1945 comme « quelques pages » – en réalité 188 p., aux Éditions de Minuit). De Peter Kuon, Dominique Moncond’huy, directeur de la publication du Pléiade, retient les analyses qu’il propose de Cayrol ; il n’ignore pas que son collègue autrichien a fait porter son étude sur le corpus intégral des quelque 120 écrits publiés par les Français, hommes et femmes, qui furent détenus à Mauthausen, et accordé une attention admirative au texte de Wetterwald, pour les qualités de l’écriture et pour le profil singulier qu’il offre. Le préfacier d’une réédition plus récente (Thierry Féral pour L’Harmattan) juge que le texte de Wetterwald est « un chef d’œuvre d’humanisme », assurément désenchanté.
Au sein de chaque association de mémoire de camp, les choix – parmi les œuvres retenues, ou parmi les auteurs figurant en bibliographie – auront été l’objet, fatalement, de ce type d’observations, qui reflètent avant tout des familiarités constamment activées avec les archives, les bibliothèques privées et associatives qui nourrissent nos activités. Si bien sûr tous les livres ne pouvaient entrer dans la Pléiade, ni même tous signalés en bibliographie, symétriquement certains auraient pu ne pas y retenir l’attention, dans un tel contexte, qui a vocation à proposer les incontournables et ceux qu’il importe de sortir de l’ombre, eux seuls. Ainsi et a fortiori, parmi les « Autres écrits (récits, fictions, théâtre…) sur les camps nazis », fallait-il absolument mentionner Olivier Guez (pour son récit de la cavale de Mengele), tandis que sont absents Hubert Haddad, Alain Fleischer, et les escarpements essentiels, dans le champ esthétique, où nous conduisent les textes, par exemple, de Samuel Beckett bien sûr (que mentionne D. Moncond’huy), et aussi de W.G. Sebald, Heimrad Bäcker – puisqu’il s’agit de nommer, dans le domaine littéraire, des œuvres de la modernité signées de non-déportés ? Enfin, si Le Lionnais est l’un des huit écrivains du Pléiade, comment comprendre que Le Verfügbar aux enfers de Germaine Tillion ne soit pas même signalé ? Certes, les circonstances de l’écriture furent significativement distinctes, mais la maïeutique et les postures sont extraordinairement voisines, peinture ici, musiques là – et l’on peut soutenir que le brio, l’audace et la portée du texte de Tillion l’emportent sur l’ « article » de Le Lionnais. Certes, tout choix est un renoncement et les subjectivités sont légitimes.
Rescapés français de Mauthausen, Paul Tillard (dont seul est mentionné le Mauthausen de 1945), Pierre Daix, Jean Laffitte et, déjà évoqué, André Lacaze, ont publié des romans, plus ou moins autobiographiques, nourris de l’expérience du camp, témoignant de vrais savoir-faire pour camper des personnages, tracer, sur la longueur, une narration, et distiller aussi, avec une réussite variable, des analyses idéologiques. Au niveau qui lui est reconnu, Semprun est dans cette catégorie – Delbo non ! – qui a priori ne définit pas l’épicentre conceptuel du Pléiade, tel que le définit D. Moncond’huy. Celui-ci est plus exigeant : montrer, comme Roland Barthes l’a compris de Cayrol, où à la façon dont Georges Pérec et Maurice Blanchot ont lu Antelme, que « les camps » ont brisé notre modernité, et que ce constat attesté à de multiples registres, philosophiques, juridiques, le champ culturel et artistique ne peut s’en exonérer. Il n’est pas possible que les codes de l’écriture n’en soient pas radicalement changés. Y a-t-il du sens dans le fait que la poésie soit absente du livre, sauf les poèmes dont Rawicz parsème son récit baroque, en tout cas jamais considérée ? Car, contrairement à notre époque, le milieu du xxe siècle français fut une acmé du poétique. L’énoncé de Theodor Adorno – écrire un poème après Auschwitz est barbare – hante les décennies de l’après-guerre. Dominique Moncond’huy met en lumière le parcours reliant quelques écrits des camps qui expriment la conscience de cet effondrement du sujet humain et du statut de l’espèce humaine. Il apparaît néanmoins que, si l’œuvre de Cayrol s’est construite sur ces effrois, l’impossibilité d’écrire le récit de sa détention à Gusen le conduit à l’annonce d’une écriture « lazaréenne », que peut-être ses textes ultérieurs mettent en œuvre : ils sont hantés par l’empreinte en creux du camp, sans que celui-ci soit représenté. Les deux textes de Cayrol retenus pour cette publication relèvent-ils d’ailleurs distinctement de l’écriture littéraire ?

Ainsi ce livre touche à l’essentiel, mais le cadre qu’il s’est fixé – déportés écrivains, domaine français – n’en accueille parfois que les prémisses, d’où l’importance des discours introductifs de Dominique Moncond’huy. Deux ultimes perplexités, qui n’en font qu’une : le papier bible était-il le meilleur support de cette investigation ? Convenait-il d’annoncer des « chefs d’œuvre de la littérature du second xxe siècle » ?
Parmi les quelques universitaires qui ont travaillé en France (ou en français) sur la littérature concentrationnaire, tous mentionnés en bibliographie – Catherine Coquio, Philippe Mesnard, François Rastier l’indocile, Luba Jurgenson, Peter Kuon,… –, l’équipe en charge de ce Pléiade apparaît venue de plus loin, considérer à distance l’époque, le sujet, le corpus, et ses pairs. Ce décentrement est a priori une bonne position ; mais la proximité et l’immersion ont aussi des vertus.

Sur chacune des interrogations énoncées, il y aurait beaucoup plus à dire, même sous l’angle qui est le nôtre. Pour nous, ce volume de la Pléiade est d’emblée un bel instrument de travail.

Daniel Simon

L’Espagne en quête de sa mémoire de la déportation

Nous publions ci-dessous une version longue de l’impressionnant relevé, effectué par Nathalie Serra pour le bulletin de notre Amicale, des articles qu’en trois mois la presse espagnole a consacrés à ce sujet et, en particulier, à Mauthausen. Nous avons, dans un simple souci de présentation, distingué quatre thèmes : les actes et débats publics, l’évocation des destins individuels, les interrogations sur l’exil doré offert par le pouvoir franquiste aux nazis, les publications et conférences historiques.

Actes et débats publics

  • 29 septembre, Europa-press et 20 Minutos : le parlement de La Rioja a voté à l’unanimité un hommage aux 18 Riojanos déportés dans les camps nazis.
  • 1º octobre, Onda Cero ; 4 octobre, Información.es ; 7 octobre, La Vanguardia, TVT Televisión Torrevieja : nombreux articlessur l’hommage rendu, à Rojales le mercredi 6, aux 35 habitants de la région de la Vega Baja victimes des camps de concentration qui ont souffert l’horreur de Mauthausen-Gusen. Seulement 12 ont survécu à l’holocauste. La Generalitat Valenciana livre aux maires des différents villages les pierres de mémoire de chaque déporté : 240 ont été livrées aux municipalités de la Communauté valencienne pour être installées à des endroits visibles dans les villes où sont nées les victimes. 7 octobre, Información : polémique sur l’absence des maires du PP* dans l’hommage aux habitants de la Vega Baja victimes des camps de concentration nazis. Les représentants populaires d’Orihuela, Torrevieja, Callosa, Albatera, Cox et Redován n’ont pas assisté à l’événement auquel ils ont été invités à recevoir une plaque commémorative.
  • 5 octobre, El Periodico de Aragon, Vivir, Alto Aragón : la Ribagorza rendra hommage aux 23 habitants victimes des nazis. La ville de Graus, avec la participation de l’Amical de Mauthausen y otros campos, découvrira une plaque à la mémoire de ceux qui sont passés par les camps de concentration.
  • 5 octobre, Heraldo de Aragón : le Journal officiel d’Aragon publie ce mardi la liste des vingt projets de mémoire démocratique qui ont bénéficié de l’appel à aide de 135 000 euros promus par la Direction générale du patrimoine culturel. L’Amical de Mauthausen sera une des associations à recevoir une subvention.
  • 6 octobre, Comarcal CV : la Generalitat Valenciana a accordé, à titre posthume, la distinction « 9 Octubre » à l’anarchiste César Orquín pour avoir sauvé 300 Espagnols à Mauthausen.
  • 19 octobre, Levante El Mercantil Valenciano : la Commission « 9 Octobre » de Torrent demande que des rues soient dédiées aux 5 victimes du franquisme, dont deux déportés à Mauthausen.
  • 19 octobre, Jacetania Express, Radio Huesca : Sallent pose un « Stolperstein » en hommage à Angel Ojer Buil, assassiné à Gusen.
  • 21 octobre, El Comercio : revendication de la reconnaissance de tous les asturiens victimes des camps de concentration. La demande a été présentée au PSOE lors des Journées de la Mémoire.
  • 21 octobre, La Cerca, Voces de Cuenta, elDiario : l’ARMH* de Cuenca critique le silence des mairies face aux demandes de reconnaissance des déportés. Dans ces villes, l’ARMH a placé, là où les déportés avaient vécu, des « pierres de mémoire » en papier.
  • 22 octobre, El Dia de Segovia, Segoviaudaz, Segovia Directo : mise en place de « Stolpersteine » en hommage aux deux habitants de La Granja déportés à Mauthausen.
  • 27 octobre, Diari Mes Digital : mise en place de 10 « Stolpersteine » à Flix, 9 déportés à Mauthausen et 1 à Buchenwald.
  • 29 octobre, La Vanguardia, Europapress : Terrassa pose les 3 premières « Stolpersteine ». Il y en aura 3 autres sous peu.
  • 1er novembre, Andalucia Información, Europa Sur : la mairie de La Línea organise une offrande florale pour honorer les victimes des camps de concentration.
  • 2 novembre, La Voz de Galicia : un cimetière symbolique à Cerdedo rend hommage aux victimes du franquisme, dont Martiño Ferreiro Alvarez décédé à Mauthausen.
  • 3 novembre, Diari Mes Digital : inauguration à Tortosa d’un espace en hommage aux 36 déportés, où seront installées les « Stolpersteine » correspondantes, et cycle de conférence sur le photojournalisme dont une partie sera consacrée à Antoni Garcia.
  • 4 novembre, Agence EFE, El Español de Alicante : hommage à Altea aux 18 victimes des camps de concentration nazis de la province d’Alicante. Les pierres de mémoire créées par la Generalitat Valenciana ont été remises aux familles ou aux autorités en présence de Monica Oltra, vice-présidente.
  • 10 novembre, La Marina Plaza ; 16 novembre, Calp Digital : hommage aux deux déportés de Calp, la mairie a reçu les pierres de mémoire de la Generalitat Valenciana.
  • 11 novembre, Castellón Plaza, Periodico Mediterraneo, El Periodic, Castelló Extra : Rosa Perez Garijo, Consellera de Participació, rend hommage aux 28 déportés de la Plana Baixa.
  • 11 novembre, el Periodico CLM : le maire (PP) de El Provencio (Cuenca) qualifie la mémoire historique de « posture pour la galerie » et refuse un hommage à un voisin décédé à Mauthausen.
  • 14 novembre, La Nueva España, La Voz de Asturias : le monument à la mémoire des victimes de l’Holocauste à Oviedo subit une attaque antisémite.
  • 17 novembre, Las Provincias : les élèves du lycée Andreu Sempere d’Alcoi recherchent les familles des déportés d’Alcoi pour leur rendre hommage le 10 décembre en collaboration avec le réseau « Plus Jamais ».
  • 18 novembre, El Mercantil Valenciano : hommage aux 18 victimes de la déportation des comtés de La Ribera Baixa et La Safor.
  • 21 novembre, El Ideal Gallego, Enfoques.Gal, La Opinión : la ville de La Coruña rend hommage à Martin Ferreiro Alvarez, conseiller municipal de travaux publics, assassiné à Gusen.
  • 21 novembre, El Comercio : investigation de Concepción Paredes, directrice de l’archive historique d’Asturies, pour l’identification des asturiens victimes des camps de concentration.
  • 26 novembre, Europa Press : la Diputación de Valence rend hommage aux trois habitants de Favara, déportés à Buchenwald.
  • 29 novembre, elDiario.es : l’ARMH regrette que le silence administratif « tue par l’oubli » les déportés de Cuenca des camps de concentration nazis. L’association a posé des « pierres en papier » pour protester contre les autorités qui ignorent ses demandes d’hommage.
  • 30 novembre, elperiodic.com, el Levante Mercantil : la conseillère Pérez Garijo rend hommage aux 15 personnes de la région du Canal de Navarrés victimes de la déportation. Les pierres de mémoire ont été remises aux familles.
  • 2 décembre, El Diario de la Mancha, La Tribuna de Albacete, el Digital de Albacete, CLM 24 : Albacete rejoint l’initiative « Stolpersteine » à la mémoire des 25 Albaceteños déportés dans les camps nazis.
  • 6 décembre, Murcia.com : la municipalité de Mazarrón rend hommage à la constitution, au drapeau national et aux victimes de Mauthausen.
  • 6 décembre, El Periodico Mediterraneo : Moncofa rend hommage aux habitants de la ville qui ont souffert l’enfer nazi.
  • 9 décembre 2021, Nuevocuatrouno : le gouvernement local de la Rioja rejette la proposition d’hommage aux déportés à Mauthausen de la Rioja.
  • 11 décembre, CadenaSer, Diario Información, Nostre ciutat : Alcoy rend hommage aux déportés dans les camps nazis et crée un Lieu de la Mémoire avec la participation de la « Red Nunca Mas » de l’Amical de Barcelone.
  • 13 décembre, Las Provincias : Canals accueille l’hommage des 16 victimes de l’Holocauste dans la région de La Costera. Le conseiller de Qualité démocratique remet aux proches et aux représentants locaux les « Taulells de la Memòria ».
  • 14 décembre, Ahora Granada : un monolithe à Láchar en souvenir d’Eugenio Armando Pardo, emprisonné à Mauthausen.
  • 17 décembre, Diario de Madrid : le district de Salamanque rend hommage à un voisin, Gregorio Huete, déporté dans les camps de concentration allemands, décédé à Gusen. Le conseiller José Fernández a assisté à la pose d’une plaque dans ce qui était son domicile.
  • 17 décembre, Soyde, Gacetín de Madrid : Ciudad Lineal rend hommage à deux déportés dans les camps de concentration nazis. Le conseiller Angel Niño a accompagné les proches des victimes dans les rues de l’apôtre Santiago et de l’Elfe.
  • 17 décembre, Ara : L’Amical de Mauthausen dénonce la banalisation du nazisme dans le débat sur l’immersion linguistique en Catalogne.
  • 18 décembre, La Nueva España, Europa Press, La Voz de Asturias, El Comercio : « pavés de mémoire » pour ceux qui ont été déportés dans les camps du nazisme. Le Département de la mémoire démocratique cherche les résidences des 32 victimes de Gijón pour y installer les symboliques « Stolpersteine ».

Destins individuels

  • 29 septembre, elDiario.es : article décrivant les recherches faites par David Rivares pour refaire le parcours d’Antonio Monreal Serrate, maître d’école, entre Lierta et Mauthausen.
  • 30 septembre, COPE : 111ème anniversaire de la naissance d’Angel Sanz Briz, l’Ange de Budapest ; le centre Sefarad publie la liste de ceux qu’il a sauvés.
  • 1er octobre, 65ymas : article sur la publication du livre El hombre más feliz del mundo d’Eddie Jaku, un survivant de l’holocauste (Auschwitz) de 101 ans.
  • 1er octobre, La Sexta : article sur le rôle de Francesc Boix pendant le procès de Nuremberg et l’importance des photos que les nazis voulaient détruire.
  • 3 octobre, Deia, Noticias de Guipuzkoa, Mulgari : une recherche de Josu Santamaria révèle la vie de Manual Mogrovero, « un homme sans histoire », milicien de l’armée du Pays basque, réfugié à Gurs, engagé dans la légion française et survivant de Mauthausen
  • 6 octobre, La Voz de Avila : María Luisa Ramos, le voyage entre Mauthausen et Avilés. L’Avilesina, rescapée de la menace nazie, reçoit un hommage lors des iiie Journées de la mémoire démocratique. María Luisa Ramos Barril (Avilés, 1929) n’est pas entrée dans un camp de réfugiés dans les territoires occupés par l’Allemagne nazie, mais elle a passé plus de dix-neuf jours et dix-neuf nuits dans un wagon à bestiaux rempli de femmes et d’enfants lors d’un voyage de Bordeaux à Mauthausen et retour en Espagne.
  • 21 octobre, el Periodico de Aragón, Rojo y Negro : communication du décès de Martin Arnal Mur, échappé du camp d’Angoulême.
  • 27 octobre, La Tinta (Argentina) : article biographique sur Enric Marco, président imposteur de l’Amical de Mauthausen y otros campos.
  • 9 novembre, Onda cero : biographie de « Paulino », boxeur survivant de Mauthausen.
  • 12 novembre, EL Diario de Leon : Jeronima Blanco et les 11 de Mauthausen. Résumé des recherches effectuées par l’ARMH.
  • 13 novembre, Ideal de Granada : « Il est mort dans un camp de concentration nazi (Mauthausen) et je peux enfin le regarder dans les yeux. » Une jeune femme a fait des recherches pendant trois ans pour reconstituer l’histoire de son grand-oncle et obtenir une photo de son visage.
  • 14 novembre, El Faro de Vigo : Enric Marco, ex-président de l’Amical de Mauthausen y otros campos est cité dans un article sur « le mensonge comme mode de vie ».
  • 8 décembre, Diario de Navarra : hommage ce vendredi à Alejandro Elizalde, un Navarrais emprisonné à Mauthausen.
  • 9 décembre, Huffpost : article sur Domingo Velez, survivant de Mauthausen.
  • 11 décembre, Deia : article sur la vie d’Alejandro Elizalde, un Jeltzale* navarrais résistant dans les camps nazis, libéré à Mauthausen mais décédé à son arrivée en France.
  • 13 décembre, La Verdad : « La voix étouffée d’un poète de Lorca à Gusen (Mauthausen) », biographies. Andrés Munuera Romero, exilé après la guerre civile, est déporté en Autriche et en Allemagne, où on perd sa trace dans le camp de concentration de Gusen.
  • 21 décembre, Ara Info, El Periodico de Aragón : un documentaire sonore fait revivre Elisa Garrido : née à Magallón, résistante et antifasciste, survivante du nazisme.

Présence des nazis en Espagne

  • 29 septembre, La Marina Plaza : article de fond sur la présence de nazis à Denia suite à la série Jaguar et au film El Substituto qui traitent de ce sujet.
  • 3 octobre, Infolibre : l’Espagne comme refuge doré et accepté par les autorités franquistes des nazis échappés d’Allemagne.
  • 30 octobre, ABC : article sur la « vérité » de la retraite dorée du boucher de Mauthausen à Denia. L’intérêt de la presse vient de la sortie du film El Substituto.

Histoire, publications et conférences

  • 6 octobre 2021, La Nueva España, La Voz de Avilés : l’historien Antonio Muñoz Sánchez a réussi à confirmer l’existence de 186 Asturiens qui ont souffert les camps de concentration et d’extermination répartis dans toute l’Allemagne du Troisième Reich. Il a fait une conférence hier au CMAE, sur les originaires d’Avilés qui ont vécu l’horreur des camps de concentration nazis, au sein de la iiie Conférence de la mémoire démocratique. Inés Iglesias Martínez donnera une conférence le 21 (19h00) sur la tombe de La Piñera.
  • 19 octobre, Catalunyapress : Mauthausen, une des 10 000 « usines de la mort ». Article de fond sur le camp et ses implications économiques.
  • 25 octobre, SoriaNoticia : présentation de la « Semaine de la Mémoire historique », une partie est dédiée à la déportation, exposition Stolenmemory et pièce de théâtre La Voz de mi Abuelo, Mauthausen.
  • 26 octobre, El Nacional.cat : le parlement catalan présente le « Guide pratique du jour des victimes de l’holocauste », le document couvre toute la déportation, non seulement la déportation juive. Il est destiné principalement aux étudiants et veut lutter contre la banalisation de la déportation.
  • 27 octobre, La Vanguardia : présentation du livre Noche y Niebla en los campos nazis de Mónica G. Alvarez, avec la participation de Joan Calvo, président de l’Amical de Mauthausen y otros campos.
  • 29 octobre, ZienrziaAstea : présentation d’un itinéraire didactique, de Euskadi à Mauthausen.
  • 31 octobre, CordobaHoy : un documentaire sur les républicains de Cordoue morts dans les camps nazis inaugure le cycle de cinéma Afoco.
  • 1er novembre, El Independiente s’offusque que les Espagnols esclaves des nazis restent dans l’oubli en Espagne, et présente l’exposition Rotspanier de Berlin.
  • 3 novembre, Murcia Plaza : présentation du livre Artistas en los campos nazis de Javier Molins.
  • 10 novembre, El Diario Vasco : inauguration de l’exposition Euskaldunak eta deportazioa, organisée par La Ilusión et l’Amical de Mauthausen y otros campos. Parallèlement au vernissage de l’exposition, l’historien Etxahun Galparsoro Ansola a donné une conférence. Galparsoro est l’auteur du livre Bilbao en Mauthausen : Memorias de supervivencia de un deportado vasco, basé sur l’histoire du déporté Marcelino Bilbao.
  • 24 novembre, La Razón : Juan Eslava Galan présente son nouveau livre Encyclopédie du nazisme raconté aux sceptiques.
  • 30 novembre, El Pais : article sur l’histoire oubliée des « Rotspanier », les Espagnols rouges esclaves des nazis.

*     PP : Partido Popular [Parti populaire], parti politique libéral-conservateur espagnol.
       ARMH : l’Asociación para la Recuperación de la Memoria Histórica [association pour la récupération de la mémoire historique] recueille des témoignages sur les victimes du franquisme.
       Jeltzale (ou Jeltzaleak, euskara-basque), militants ou partisans d’EAJ-PNB-Euzko Alderdi Jeltzalea, Parti nationaliste basque.

Les résistants de Mauthausen, un documentaire de Barbara Necek

Ce documentaire, présenté au Mémorial de la Shoah (17 rue Geoffroy-Lasnier, Paris IVe) le 24 octobre à 14h30, sera diffusé sur Arte le 25 janvier 2022 à 22h25.

Cf. bulletin n°356. Rappelons que le film traite des photos dérobées au labo photo SS par un petit groupe de détenus républicains espagnols, sorties du camp, camouflées dans un mur du jardin d’une habitante du village, Anna Pointner, où elles purent être récupérées à la libération et rapportées par les déportés libérés. Une partie importante de ce fonds est conservée aux Archives nationales, fonds de l’Amicale de Mauthausen.

Née en Autriche de parents polonais, Barbara Necek est journaliste et la réalisatrice de nombreux documentaires historiques.

20 novembre, Paris, Mairie du XXe arrondissement

Quelques images, dans l’attente du bulletin de l’Amicale n°367, à paraître en janvier 2022.

► Le matin, les amicales de camp réunies pour réfléchir à leur avenir

Olivier Lalieu (président de l’Association Buchenwald-Dora et Kommandos) et Daniel Simon ont ouvert la séance en brossant à grandes lignes l’état de nos activités et les perspectives
Intervention de Claude Simon
Guillaume d’Andlau, nouveau directeur du Centre européen du résistant déporté (Natzwiller-Struthof)

► L’après-midi, assemblée générale de l’Amicale de Mauthausen

Une réunion « en présentiel », qui a réuni près de 50 personnes (plus 12 « pouvoirs »),  dans le décor solennel de la salle des Mariages, qui n’a pas nui à une séance de travail aussi volontariste que décontractée.

Dans la salle des Mariages
Danyèle Régerat fait le compte-rendu du voyage d’octobre
Selon nos usages, l’hommage aux déportés décédés depuis notre dernière assemblée générale ordinaire en 2018
Jacques Peyrat, qui est entré dans sa centième année, a tenu à saluer les participants à l’assemble générale par visio (et la médiation d’lldiko Pusztaï)
Les groupes de travail ou « ateliers » sur les thèmes Formation, Jeunesse, Patrimoine, Via Memoriae Mauthausen et Relations extérieures

Les résistants de Mauthausen, un documentaire de Barbara Necek

Ce documentaire, présenté au Mémorial de la Shoah (17 rue Geoffroy-Lasnier, Paris IVe) le 24 octobre à 14h30, sera diffusé sur Arte le 25 janvier 2022 (horaire non encore précisé à ce jour).

Rappelons que le film traite des photos dérobées au labo photo SS par un petit groupe de détenus républicains espagnols, sorties du camp, camouflées dans un mur du jardin d’une habitante du village, Anna Pointner, où elles purent être récupérées à la libération et rapportées par les déportés libérés.

Née en Autriche de parents polonais, Barbara Necek est journaliste et la réalisatrice de nombreux documentaires historiques.

20 novembre, Assemblée générale de l’Amicale

De 14 heures à 17 heures, Assemblée générale de notre Amicale à la mairie du XXe, Paris
Transmission, passage de témoin(s) : affaire de mots

Affaire de mots

Transmission : c’est le mot-fétiche de l’activité de mémoire des camps, en peine de validations ; c’est aussi un mot-hantise, gage d’une fidélité que le pesant « devoir de mémoire » colporte parfois comme une injonction remontant aux promesses que se sont faites les déportés à la pensée des camarades morts au camp ; enfin, c’est le mot-clé, quasi-synonyme de mémoire, un état mental tout entier constitué au présent, cristallisation en actes qui n’écrit pas plus l’avenir qu’elle n’a pouvoir sur le passé, sans rapport organique (mais de référence) avec le temps historique, indifférent, lui, aux affects, s’éloignant de nous tel un écoulement imperturbable. En bref, la transmission de la mémoire des camps est un défi, une gageure, dont les acteurs expérimentent les illusions, les difficultés, les acquis toujours précaires. La chaîne des relais est consubstantielle à notre activité.

Y a-t-il urgence aujourd’hui à brandir la question du « passage de témoin(s) » ? Peut-être en effet, mais non pas, comme l’entend l’insolite formulation d’un appel à contributions lancé par la FMD, du fait de la disparition inéluctablement proche des derniers libérés des camps, il y a plus de 76 ans. La présence parmi nous de quelques-uns est une réalité affectivement précieuse, mais l’époque où s’est accomplie leur mission de « témoin » est derrière nous : ce qu’ils ont dit, écrit, signifié appartient à notre répertoire d’outils, sollicité pour faire parler les traces, sur les sites des camps, ou maintenir actives, indispensables en notre temps déboussolé, les certitudes humanistes qu’ils nous ont léguées. Dans notre Amicale, le transfert de responsabilités s’est effectué en 2000, lorsque les déportés choisirent de passer les rênes à des militants de la génération suivante. C’est à cette deuxième génération aujourd’hui que la question d’un passage de témoin est posée.

extrait de l’éditorial de Daniel SIMON, président de l’Amicale,
in bulletin n° 366 – octobre 2021

Et le matin, rendez-vous avec l’Interamicale :
9h15 au Père-Lachaise (rue des Rondeaux) pour une cérémonie devant les monuments des différents camps,
10h30 à la mairie du XXe arrondissement : l’avenir des associations de mémoire des camps : enjeux communs, perspectives diverses ?

25-28 octobre 2021 : quelques échos du voyage en Autriche

Quelques échos du voyage effectué, du 25 au 28 octobre, par un groupe guidé par l’Amicale de Mauthausen sur quelques sites du camp : le camp central, Gusen, Sankt-Valentin, Gusnkirchen, Hartheim.

Les images retenues montrent moins les lieux eux-mêmes que le parcours effectué et la présence à nos côtés de nombreux amis et partenaires autrichiens de notre quête mémorielle.

À Mauthausen

Le groupe des participants, au Centre d’accueil des visiteurs.
À droite, Helmut Edelmayer (Comité Mauthausen Österreich), qui nous a rejoints pour le déjeuner.
Pour la première fois, nous avons pu monter dans les miradors du portail principal.
L’escalier de la carrière de Wienergraben, dont la descente, puis surtout la remontée des 186 marches, est un passage obligé – encore plus depuis son interdiction administrative, qui perdure début 2019 !
Au soleil couchant, le groupe de l’Amicale devant le monument français.
Dans le village, une halte devant la maison d’Anna Pointner, qui a conservé durant plusieurs mois, jusqu’à la Libération, les photos SS dérobées par un petit groupe de détenus républicains espagnols.
Le groupe de l’Amicale à Ried in der Riedmark devant le monument aux évadés soviétiques massacrés lors de la « chasse aux lièvres ».
La stèle de Ried.
Une soirée avec Alexandra Engelbrechtsmüller, militante du comité Mauthausen de Steyr, venue nous rejoindre pour expliquer le sens de son engagement dans la société autrichienne.

À Sankt Valentin

Devant le site industriel des Niebelungwerke ((usines Steyr Daimler Puch) qui fut la principale usine de chars du IIIe Reich, un historien local, venu avec une délégation de la mairie, expose brièvement l’histoire du Kommando rattaché à Mauthausen.

À Gusen

Martha Gammer, une femme de conviction, qui nous a guidés toute la journée. Elle montre ici une photo de l’escalier de la carrière de granit de Kastenhof, détruit par la reprise de l’exploitation par la firme Poschacher après 1945.
Devant la stèle française du mémorial de Gusen.
Le moment de recueillement à la stèle.
L’entrée d’un tunnel du site de Gusen II, village de Sankt Georgen.
Andrea Wahl, l’une des responsables de la « région de sensibilisation Mauthausen-Gusen-Sankt Georgen », en compagnie de Guy Dockendorf, président du Comité international de Mauthausen, qui nous a accompagnés durant trois jours.
Stèle érigée à proximité du site de Gusen III et d’une fosse commune où reposent les restes de centaines (ou milliers) de victimes, trouvés récemment.

À Gunskirchen

Devant une fouille sauvage où l’on retrouve encore, soixante-seize ans après, des objets ayant appartenu à des détenus juifs transférés à pied, les dernières semaines, et condamnés à la mort par la faim et l’épuisement.
Le sol du sous-bois.
Ute Bauer, du BM.I (ministère de l’Intérieur), présente l’état du site et les efforts pour sa conservation.
Devant la stèle du BM.I.

À la pause-déjeuner à Alkoven.

Hannah Lessing, directrice du Fonds autrichien d’indemnisation des victimes du national-socialisme, est venue nous rejoindre pour expliquer sa mission et la catastrophe que fut l’Anschluss pour les juifs d’Autriche.

À Hartheim

Au château de Hartheim, où furent gazés par les nazis les handicapés physiques et mentaux (Aktion T4) et les détenus de Mauthausen devenus inaptes au travail (Aktion 14f13), le groupe dans la salle de conférence s’apprête à écouter Jean-Louis Roussel.
Devant la stèle française, érigée en 1951, les trois petites-filles d’Ernest Chesneau, l’un des 417 détenus français de Mauthausen assassinés au château.
À droite de l’image, Ute Bauer.

© Les photos ont été prises par Guy Dockendorf, Lucien Grillet, Jean-Louis Roussel, Claude Simon, Daniel Simon, Karine Turban

24ème édition des Rendez-vous de l’histoire, Blois, 6-10 octobre 2021

Cette 24ème édition portait sur le thème : Le Travail.

Retrouvez les interventions de :

  • Thomas Fontaine, historien, directeur du musée de la Résistance nationale (Champigny-syr-Marne)
  • Adeline Lee, historienne, auteure d’une thèse sur Les Français internés au sein du complexe concentrationnaire du KL Mauthausen : trajectoires  et du livre Les Français de Mauthausen – Par-delà la foule de leurs noms, Éd. Tallandier, Paris, 2021
  • Laurent Thiery, historien au centre d’histoire et de mémoire La Coupole d’Helfaut-Wizernes (Nord-Pas-de-Calais) ; il a assuré la direction scientifique de l’ouvrage Le livre des 9 000 déportés de France à Mittelbau-Dora, Éd. Le Cherche-Midi, Paris, 2020

ainsi que les précisions de Daniel Simon, président de l’Amicale de Mauthausen, et Laurent Thiery.

captation sonore et habillage : Amicale de Mauthausen, octobre 2021

Adeline Lee échange avec ses lecteurs

Le samedi 25 septembre 2021, à la salle des fêtes de la mairie du XXe arrondissement, Adeline Lee a échangé avec les lecteurs de son livre, Les Français de Mauthausen – Par-delà la foule de leurs noms.

Retrouvez des extraits de ces échanges dans cette vidéo :

pour rappel :
Adeline Lee, Les Français de Mauthausen – Par-delà la foule de leurs noms,
Tallandier, Paris, 2021, 736 pages, cahier couleur, préface de Thomas Fontaine, postface de Daniel Simon.
Le livre est disponible à l’Amicale.
Vous pouvez passer commande – prix de 32 € – auprès du secrétariat de l’Amicale.

L’instant d’archives

Chaque mois, dans cet Instant d’archives, nous nous proposons de vous entraîner à la découverte ou redécouverte d’un épisode de la vie de l’Amicale, relaté sur ce site.

Depuis des années, l’Amicale participe aux Rendez-vous de l’histoire et au Salon du livre de Blois. Depuis 2013, c’est l’Interamicale (union des associations de mémoire des camps) qui y est présente, occasion d’organiser des tables rondes en rapport avec le thème de l’édition de l’année et tenir un stand pour y présenter de nombreuses publications.

Pour exemple, la 18ème édition, en octobre 2015

in bulletin n°342 (octobre 2015), p.1 et 15